Préparations pesticides extrêmement dangereuses (PPDE)

Comprendre les menaces et donner notification à la Convention

Les pesticides présentent des dangers pour tous ceux qui entrent en contact avec ces substances. Lorsqu’ils sont appliqués, ils permettent de tuer les insectes et les plantes nuisibles, mais peuvent également avoir des effets aigus et chroniques sur la santé humaine et l’environnement.

Des études ont établi un lien entre les pesticides et certaines maladies telles que des cancers, la maladie d’Alzheimer, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), voire même des malformations congénitales.

Les pesticides peuvent s’infiltrer dans les cours d’eau et les contaminer ainsi que par la suite les poissons et autres animaux, qui peuvent tomber malades ou périr. Il arrive que cela déséquilibre l’écosystème tout entier. Les agriculteurs et les ouvriers agricoles ne se protègent souvent pas suffisamment contre les expositions directes aux pesticides lors de leur application, du fait que les conditions socio-économiques et climatiques dans lesquelles ils vivent ne leur permettent pas d’acheter ou de porter des vêtements de protection. Ce sont souvent les femmes ou encore de jeunes adultes qui sont chargés de cette tâche. Ils sont jugés courir un risque élevé d’intoxication aigüe par les pesticides.

Toutes les Parties qui sont des pays en développement ou des pays à économie en transition peuvent notifier à la Convention de Rotterdam tout problème rencontré du fait de préparations pesticides extrêmement dangereuses. Le Secrétariat examinera alors ces substances en vue de leur inscription à l’annexe III à la Convention, qui présente une liste de produits chimiques soumis à la procédure PIC (liste PIC).

Les pays en développement sont les plus pénalisés par les effets néfastes des pesticides. Bien qu’ils utilisent à peine 25 % des pesticides produits dans le monde, ces pays recensent la majorité des cas d’empoisonnement par les pesticides et 99 % des décès liés aux pesticides. L’article 6 de la Convention vise à encourager le partage d’informations. Par ce moyen, les cas d’empoisonnement causés par des PPDE peuvent être signalés à d’autres pays, y compris ceux qui risquent de connaître des problèmes semblables. Le but est d’attirer l’attention des pays sur les risques potentiels et de soumettre de nouvelles propositions en vue de l’inscription sur la liste PIC des préparations pesticides qui causent des problèmes dans les conditions d’utilisation locales.

Le programme est centré actuellement sur la notification des incidents touchant à la santé humaine. Le Secrétariat, en partenariat avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Pesticide Action Network (PAN – Réseau d’action contre les pesticides) et des ONG locales, offre aux Parties la possibilité de recevoir une assistance technique pour la mise en place d’un programme de suivi et de notification des incidents.

Un kit sur les PPDE, contenant des informations sur les notifications de cas d’intoxication, est disponible. Le kit fournit des orientations et des conseils quant au suivi de ces incidents et à leur notification au Secrétariat.

Les procédures relatives à l’élaboration de propositions concernant les PPDE sont décrites ici.

Les PPDE qui figurent actuellement à l’annexe III à la Convention et les propositions qui sont en cours d’examen en vue de l’inscription des préparations qu’elles concernent à l’annexe III sont disponibles ici.